Accord de Paris sur le climat : le retour des USA ? - PandaPlace.eco | La Marketplace éco-responsable

Accords de Paris sur le climat : le retour des USA ? La COP 21 et l’Accord de Paris le 12 décembre 2015 avaient été salués comme un évènement de portée historique, car c’est la première fois qu’un accord mondial portait sur le climat et le réchauffement climatique. 

 

Entré en vigueur le 4 novembre 2016, le texte allait pourtant connaître un vrai coup dur quelques jours plus tard, avec l’élection de Donald Trump. Comme il s’y était engagé, le président américain annoncera le 1er juin 2017 le retrait des USA de l’accord de Paris, laissant alors planer le doute sur la viabilité et l’intérêt du traité. Depuis, le doute et le pessimisme avaient envahi de nombreux observateurs. 

 

L’élection récente de Joe Biden, et sa décision de réintégrer les Accords de Paris, semble avoir changé la donne : mais qu’en est-il vraiment ? Un vent d’optimisme s’est-il soudain levé, venant d’outre-Atlantique ?

 

 

Accords de Paris sur le climat

Les Accords de Paris, c’est quoi ?

  • Négocié à Paris dans le cadre de la COP 21, l’Accord de Paris sur le Climat a été signé du 22 avril 2016 au 21 avril 2017 à New-York au siège de l’ONU. Il a été ratifié par 175 parties, incluant l’Union Européenne et 174 pays, regroupant donc au moins les 55 pays responsables d’au moins 55 % des gaz à effet de serre.
  • Cet accord fixe à la fois des objectifs, comme le fait de contenir d’ici à 2100 le réchauffement sous les 2°C ou d’atteindre la neutralité carbone, mais aussi des principes, comme celui de désengagement des énergies fossiles.
  • Même si beaucoup reprochent à cet accord des objectifs insuffisants ou l’absence de caractère contraignant, c’était pour beaucoup une première avancée et une source d’espoirs, que Donald Trump a donc violemment douché en 2016. Le geste était d’abord symbolique, puisque légalement les USA devaient attendre le 4 novembre 2020 pour se retirer formellement. Mais c’était un coup de frein, annonçant un vrai demi-tour d’un politique ouvertement climato-sceptique.
  • Ce fut un tollé partout dans le monde, que le Président Macron résuma en un slogan qui fit le tour du monde : Trump brandissait son Make America Great Again, Emmanuel Macron lui répondit avec le Make Our Plante Great Again. Certes, il en fallait plus évidemment pour impressionner le président américain !
  • Le 4 novembre 2019, les USA envoyaient à l’ONU leur annonce formelle, dénonçant dans ces accords sur le climat un « fardeau économique. » Depuis le 4 novembre 2020, les USA sont donc officiellement sortis des Accords de Paris. Sauf que l’élection de Joe Biden a rebattu les cartes et que sa première annonce internationale a été forte : il a annoncé que les USA allaient réintégrer les accords de Paris.

Le retour des USA dans l’Accord de Paris, quel changement ?

  • Considérant que les Accords de Paris n’ont aucune valeur contraignante, ce qui est vrai, certains observateurs ont vu le départ des USA, et leur retour, comme un non-évènement.
    C’est en partie faux, d’abord car ces accords ont une portée symbolique.
    C’est tellement vrai qu’à l’époque, l’annonce de Trump avait été dénoncée aux USA par des gouverneurs démocrates ou des chefs d’entreprise, les poussant à accélérer leur transition énergétique. C’est ainsi qu’en réaction, les gouverneurs de Washington, New-York et de Californie s’étaient fédérés en une Alliance pour le Climat (US Climate Alliance), pour favoriser les initiatives privées et publiques.
    Et on sait que Trump ou pas, un état comme la Californie avance à grand pas vers le développement durable.
  • Mais au-delà du symbole, se cache toujours une volonté politique.
    La décision de Trump était cohérente avec son souhait de favoriser l’exploitation de gaz et de pétrole, ou de ne pas fermer les mines de charbon du pays. Des zones protégées, comme en Alaska, étaient ainsi menacées de nombreux forages, alors que les accords de Paris visaient l’abandon des énergies fossiles.
  • C’est là que l’élection de Joe Biden change radicalement les choses. Car sa décision est raccord avec son intention d’abandonner les énergies fossiles, ce qu’il n’a pas hésité à réaffirmer avant l’élection, au risque de perdre le vote de nombreux électeurs américains, pour qui le pétrole ou le gaz de schiste ont encore un avenir.
  • Le retour des USA dans les Accords de Paris dépasse donc la valeur symbolique, car il s’accompagne d’un changement réel de politique énergétique, plus tournée vers des énergies propres et la neutralité carbone.
  • Cette volonté américaine ne peut être que bénéfique pour l’ensemble de la planète : politiquement, elle va aider de nombreux états à avancer car pour beaucoup, les USA restent encore une nation leader.
    Pour les acteurs économiques et pour la recherche, cela donne en plus une direction claire, unique, portée par une majorité de pays. C’est un moyen de ne pas disperser les ressources financières, les investissements technologiques et la recherche : le retour des USA montre une volonté commune et rassurante, qui ne peut que stimuler les comportements individuels, les investissements financiers et la recherche mondiale. C’est donc une vraie avancée, dépassant de très loin le simple geste symbolique.

En sortant des accords de Paris, Trump avait affirmé un refus de la solidarité et une forme d’égoïsme. Le retour dans les Accords de Paris décidé par Joe Biden nous rappelle que le réchauffement climatique est l’affaire de chacun : c’est l’intérêt de tous de défendre notre bien commun, notre planète. 

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